Bistro Bar Blog

samedi 9 décembre 2017

La vie en communauté... avant

Je viens de relire le roman d'Henri Vincenot, "La Billebaude" (1978) qui raconte une époque où toutes les générations cohabitaient. Un mode de vie à jamais disparu dans les pays occidentaux... pour le plus grand mal des enfants. Je vous ai transcrit deux passages.
Vincenot est né en 1912.

Henri Vincenot (1912-1985)
"Puisque j'en suis aux portraits de famille, il me revient que j'ai parlé de mes "six grand-mères". On aurait tort de croire à une erreur typographique, aussi vais-je donner tout de suite des précisions, car, dans la suite du récit, vous ne vous y reconnaîtriez certainement pas.

Je vivais le plus souvent chez mes grand-parents maternels Joseph et Valentine, dont je viens de vous parler abondamment, mais vivaient également dans la maison du bourrelier, sa mère, mon arrière-grand-mère, Anne, surnommée simplement Mémère-Nanette, la guérisseuse, qui avait alors quatre-vingt-cinq ans, je crois, puis la mère de ma grand-mère, dont le prénom était Claudine et que je nommais Maman Daudiche (Daudiche c'est Claudine en patois). Celle-là était âgée de quatre-vingt-dix ans. Dans le village tout proche vivaient mes grand-parents paternels, Alexandre et Céline, que j'allais voir souvent, avec leurs mères, Mémère Étiennette, quatre-vingt-quinze ans et Mémère Baniche âgée de quatre-vingt-douze ans. J'avais donc bien six grand-mères. Mais ce n'est pas tout ! car j'ai conservé le meilleur pour la fin. J'avais aussi cinq grand-pères, car, en plus de mes deux grand-pères, j'étais chaperonné par trois arrière-grand-pères. Un seul manquait à l'appel. Un laboureur, disait-on, qui était mort accidentellement pour être tombé à la renverse d'un char de paille vers les quatre-vingt-deux ans. À la fleur de l'âge, quoi !

Les trois survivants de l'Ancien Régime avaient respectivement quatre-vingt-dix, quatre-vingt-douze et quatre-vingt-quinze ans. En tout onze aïeuls et je vous prie de croire que je faisais, en fin décembre, pour les étrennes, une fameuse fricassée de museaux ! Onze vieux-qui-piquent à embrasser, car ils piquaient tous, les femmes aussi drûment que les mâles ! Sacrée sinécure ! Mais rente appréciable, car si les uns ne me donnaient que des poires séchées ou une poignée de noix, les autres me glissaient dans la poche une pièce de bronze à l'effigie de Napoléon III et qui valait le dixième de l'ancien franc. Un seul, qui n'était pas le plus riche, tant s'en faut, me faisait cadeau en grande cérémonie d'un louis d'or, plutôt d'un napoléon, en me recommandant de n'en jamais faire la monnaie et de le garder dans ma tirelire jusqu'à la mort inclusivement.

Tout cela pour dire, entre autres, à propos de chasse, deux choses : premièrement, la jeunesse d'aujourd'hui aurait tort de s'imaginer que tout le monde, jadis, mourait de sous-développement à quarante-cinq ans, comme les astuces de la statistique tendent à le faire croire aujourd'hui. Secondement, que le genre de vie absolument primitif et aussi peu hygiénique que possible qu'avaient mené ces vieilles gens, ne conduisait pas à la déchéance, tant morale que physique. Mes vieux et mes vieilles avaient tous moissonné à la grande faucille, et la plupart se soutenaient encore chaque jour d'un bon bol de trempusse au ratafia, dont je me repentirais de ne pas donner ici la recette : verser un quart de litre de ratafia dans un bol, y tremper de grosses mouillettes de pain frais ou rassis selon les goûts, et manger les mouillettes. Comme on voit, cela n'est pas boire, puisque l'on se contente de manger le pain et que c'est lui qui a tout bu. Quand au ratafia, mon grand-père disait : c'est la boisson la plus saine qu'on puisse imaginer car on la fait en versant un quart de marc à 55° dans trois quarts de litre de jus de raisin frais. Le jus de raisin ainsi traité se conservait indéfiniment en se bonifiant, bien entendu.

Pour lors, tous ces vieux vivaient au domicile de l'un de leurs enfants qui, selon l'expression consacrée, les avaient "en pension". Cela signifiait que celui de leurs enfants qui les hébergeait recevait de ses frères et soeurs une petite somme d'argent fixée à l'amiable.Cette pension était en réalité très faible car les vieillards étaient considérés comme précieuse main d'oeuvre et de ce fait, dédommageaient en partie l'enfant qui les accueillait.

Mes arrière-grand-mères tricotaient et reprisaient toutes les chaussettes, ravaudaient le linge, récoltaient les simples, donnaient la main aux quatre lessives de l'année, s'occupaient des couvées et assuraient la permanence de la prière.

Mes arrière-grand-pères faisaient et réparaient toute la vannerie et la sacherie de la maison, remmanchaient les outils, aiguisaient les lames, régnaient sur le bûcher et avec les jeunes garçons, mes cousins et moi, approvisionnaient les feux.

Si je vous raconte cela, c'est pour vous montrer comment étaient alors réglés ce qu'on appelle maintenant les "Problèmes du troisième âge". On peut avoir intérêt à méditer là-dessus, en notre grandiose époque qui pratique si délibérément l'abandon officiel des enfants et des vieillards, tout en leur consacrant par ailleurs tant d'articles exhaustifs dans la presse, tant de discours à la tribune et tant de crédits pour réaliser à leur égard la ségrégation des âges avec les crèches, les écoles enfantines, les asiles et les maisons de retraite. Pour parler clair, je dirai qu'il n'y avait pas de "problème de l'enfance" ni du "troisième âge" parce que la famille assumait alors toutes ses responsabilités.

Mais de quoi vais-je me mêler là, moi, le conteur, qui ne devrais que conter ?"

Et plus loin dans le livre :

"Selon la coutume d'alors, la soeur célibataire habitait sous le toit du frère ou de la soeur mariés, de même que les bisaïeuls, ce qui éliminait le problème, si préoccupant aujourd'hui, de la femme seule. Oui, pleines de femmes étaient alors les maisons ! Pas de camarade à moi qui n'eût lui aussi, dans nos pays de prodigieuse longévité, deux mémères-bi, une Tontine aussi [Vincenot fait référence à sa grand-tante Léontine, dont le fiancé serait mort à la guerre de 1870 et qui est restée célibataire] et, bien entendu sa mère. Que de girons pour s'y cacher ! Que de placentas protecteurs autour de l'enfant ! Ce qui résolvait, par-dessus le marché, le problème des crèches et de l'école maternelle si coûteuses à la collectivité d'aujourd'hui et où les mères "abandonnent" littéralement leur enfant.

Oui, pleines de femmes étaient les maisons. Donc, maisons riches, car "bonne femme vaut écu", "maisons gaies, maisons chaudes !" Ah, si vous aviez vu ça, mes pauvres enfants, à côté de ces maisons d'aujourd'hui, froides, sinistres, parce que vides de femmes ! Vous entrez dans ces intérieurs inanimés : où est la patronne ? Elle a abandonné son poste, elle est partie ! Partie "travailler", paraît-il. Les miennes travaillaient aussi que je sache, et la lessive, et les poules et les lapins, les vaches et le raccomodage et la couture ! Et pourtant elles étaient là tout près de nous, les petiots. Que de jardinières d'enfants à notre dévotion ! Que de puéricultrices à notre service ! Que d'éducatrices spécialisées à notre formation personnelle et à notre épanouissement ! Quelle vie de luxe, en définitive ! Quelle riche civilisation  !"

Si vous n'avez pas encore lu "La Billebaude", je vous le recommande pour la truculence et l'humour du bourguignon Vincenot nous contant une partie de son enfance.

lundi 4 décembre 2017

Étonnant : un vol d'étourneaux aux Pays-Bas

L'auteur de la vidéo explique que les étourneaux n'ont pas encore migré en raison d'un automne doux. Le rassemblement se passe au crépuscule.



The art of flying - short 2 min version from Jan van IJken on Vimeo.

vendredi 1 décembre 2017

Fukushima abandonnée

De courtes vidéos sur la chaîne YouTube "Exploring the unbeaten path" (exploration des sentiers non battus). Dans cette série démarrée en octobre 2017, les deux jeunes auteurs, Bob et Frédérik, un néerlandais et un flamand, explorent la zone interdite de Fukushima. Ils ajoutent une vidéo chaque mardi. Les sous-titres sont en anglais.

Voici le trailer de la série :



Je publie les premiers épisodes. Si vous souhaitez être informés des suivants, abonnez-vous et cliquez sur la petite cloche à droite du nombre d'abonnés. Dès que vous ouvrirez une vidéo YouTube, vous verrez la petite cloche rouge en haut à droite (valable pour tous les abonnements à YouTube) de la barre de recherche.

1er épisode :



2ème épisode :



3ème épisode :



4ème épisode :



5ème épisode :

jeudi 30 novembre 2017

Les bâtisseurs de l'ancien monde, conférence avec Patrice Pooyard et Erik Gonthier

Un cadeau pour les lecteurs du blog.

Les personnes qui ont participé au financement (c'est mon cas) du film qui fait suite à la"révélation des pyramides" (pas celui de Grimault), ont reçu par mail le lien vers la vidéo (1h40) d'une conférence organisée par l'INREES, intitulée "Pyramides et mystères du monde" (Jayan Films) enregistrée le 4 novembre avec Patrice Pooyard, le réalisateur du film, et Erik Gonthier, géologue. On a droit à des extraits exclusifs du prochain film.

Je partage donc cette vidéo avec vous.

Le film, les bâtisseurs de l'ancien monde, devrait sortir début 2018. 

Comme c'est une vidéo "privée", je ne peux l'afficher, mais cliquez ICI et inscrivez le mot de passe GIZEH (en majuscules).

Bon visionnement !

mardi 28 novembre 2017

Les origines secrètes de la première guerre mondiale

Dans un tout autre genre que "MK" que je vous avais présenté en mai 2016, mais tout aussi important par son contenu, voici le dernier livre paru aux Éditions Nouvelle Terre.

En août 2014 (il n'y a pas de hasard...), je vous avais parlé d'un livre sorti l'année précédente, "Hidden history, the secret origins of the first world war" écrit par Gerry Docherty et Jim Macgregor.  



Ce livre de 530 pages vient d'être traduit et publié par Pierre Mazé, aux éditions Nouvelle Terre.

En partie inspirée des travaux du professeur Carroll Quigley, un historien mondialement reconnu, L’Histoire occultée est une dénonciation sans pareille des vrais responsables de la Première Guerre mondiale. Il est révélé ici comment le matériel concernant les origines de la guerre a délibérément été falsifié afin d’évacuer la culpabilité d’une certaine cabale secrète. Celle-ci, basée à Londres et composée d’impérialistes britanniques éminemment riches et puissants se trouve être à l’origine d’un des crimes les plus odieux qui aient été perpétrés contre l’humanité. Ces hommes ont pendant une décennie comploté la destruction de l’Allemagne, première phase d’un projet de domination anglo-saxonne sur le monde.

L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche ne relève pas d’une fatalité aveugle. Il a mis le feu à une traînée de poudre soigneusement répandue selon les ordres d’une chaîne de commandement qui courait de Londres à Sarajevo via Belgrade, Saint-Pétersbourg et Paris. Notre compréhension de ces événements a succombé au piège d’une toile mensongère soigneusement tissée par les vainqueurs en 1919 à Versailles, et entretenue depuis par de dociles historiens. La version officielle de la Première Guerre mondiale est ainsi sérieusement à remettre en question eu égard à la quantité de documents qui ont été délibérément détruits ou soustraits à nos regards.
L’Histoire occultée constitue un redoutable défi : si l’on en croit ses auteurs, il ne tient qu’à nous d’examiner scrupuleusement – et en conscience – les preuves qu’ils ont entrepris de nous présenter ici à la suite de quatre pleines années de recherche.


Pierre vous présente lui-même ce livre qui va faire grand bruit :



jeudi 23 novembre 2017

La mort de Jules Bonnot, un hoax à la française ...

Jules Bonnot, vous savez, celui de la bande à Bonnot, les premiers à utiliser des automobiles pour commettre leurs méfaits ...

Nous partons comme presque toujours de la fiche Wikipédia et jetons un coup d'oeil aux photos de Jules Bonnot proposées sur la page. nous comparerons ce que nous voyons avec les informations données par le Figaro du 29 avril 1912 , le lendemain de la mort de l'anarchiste, ou supposé tel.
La toute première à  avoir attiré mon attention est celle du cadavre  de Bonnot :




Oh, le joli petit trou bien rond sous le sein gauche ! Voilà une balle d'un  calibre d'au moins 16 mm qui perfore une poitrine sans déchirer le moindre muscle ou parcelle de peau, et sans provoquer de saignement ? Tout en laissant une trace bien trop noire, bien plus en tout cas que la déchirure au bras droit ?
L'éclairage est assez curieux également : clairement une  source à la verticale du corps. Mais alors pourquoi la partie droite du visage n'est elle pas aussi bien éclairée que l'épaule droite ? Pourquoi les ombres des épaules, qui ne devraient pas être sous une telle lumière sont elles si prononcées aux épaules et si peu aux clavicules ? Idem entre la poitrine et le bras gauche par rapport au côté opposé ?

le Figaro nous apprend que Bonnot reçut suite à des tirs à balles à bout portant onze blessures dont trois au visage.  Ces onze blessures ont ici miraculeusement disparu.

Si nous comparons ce visage au portait de Bonnot reporté sur sa fiche de police, nous obtenons ceci :



Agrandissez un peu l'image et observez que :
l'implantation des cheveux ne colle pas : le cadavre n'a pas cette avancée au milieu du crâne, et le Figaro nous dit que Bonnot, selon les témoins, avait les cheveux frisés en crinière, on le surnommait " le petit frisé".
ses sourcils sont plus épais,
ses paupières inférieures ne  présentent pas ce petit rebond qu'on voit chez Bonnot,
la forme du lobe de son oreille droite est différente, plus charnue et les deux oreilles sont moins décollées,
il n' a pas le grain de beauté sur la joue droite,
l'arête du nez est plus fine, la base présente un petit repli vers la bouche absent chez Bonnot et les narines sont plus fines,
le creux de la moustache est imberbe, rempli chez Bonnot,
le menton est plus prononcé que celui de Bonnot, parfaitement plat et davantage prognathe.

Bon ben voilà, les indicateurs de falsifications habituels sont là, poursuivons ...

dimanche 12 novembre 2017

30 jours sans manger : mon expérience.

J'ai fait un jeûne complet de 30 jours de début octobre à début novembre de cette année.

Par complet, il faut entendre que je n'ai pris aucune nourriture solide sur cette période, mais j'ai continué à boire, principalement du bouillon de légumes, tout en en abaissant régulièrement la quantité.
Toutefois, sur ces 30 jours, je me suis aussi abstenu de toute boisson pendant 9 jours, pas tous consécutifs d'ailleurs, ce qui donne donc 21 jours de jeûne hydrique et 9 jours de jeûne sec.

Pourquoi et comment seront les deux questions que vous vous poserez peut être; je me propose d'y répondre dans les lignes qui suivent.

vendredi 27 octobre 2017

Filiation d'Eugène Delacroix

Nous connaissons tous le nom du peintre Eugène Delacroix.

Probablement parce que nous avons tous eu entre les mains son portrait. C'était ça :




Mais la plupart d'entre nous est incapable de citer une de ses oeuvres, ou bien l'époque de sa vie.


Allez un bref rappel : né en 1798, mort en 1863 à Paris. Considéré comme le père du romantisme en peinture, il est le principal commanditaire de l'état dès ses quarante ans.

Ses oeuvres les plus connnues :

la mort de Sardanapale :




et :  femmes d'Alger dans leur appartement :




et bien sûr la Liberté conduisant le peuple, figurant sur le billet de cent francs ci dessus.

samedi 21 octobre 2017

EDF, les nouvelles conditions générales de vente (Stéphane Lhomme)

La dernière newsletter de Stéphane sur les CGV d'EDF :

Vous êtes très nombreux à m'interpeller sur la question des nouvelles Conditions générales de vente (CGV) envoyées ces jours-ci par EDF à ses clients. Je rappelle que je suis "seulement" un citoyen engagé et pas juriste professionnel, j'ai donc demandé des informations ici où là pour essayer d'obtenir la réponse à la première question qui vient à l'esprit : "Le client peut-il conserver ses CGV actuelles ?".

Les sites web des dites "grandes" associations de consommateurs sont à ce jour muets sur cette question qui jette pourtant le trouble chez de très nombreux "consommateurs" (*)

Il est toutefois probable que, dans les "vieilles" CGV, il était prévu qu'elles puissent être mises à jour et, de fait, remplacées unilatéralement par les nouvelles qui, vous l'avez probablement remarqué, font référence aux compteurs communicants. Pour autant, pas de quoi prendre peur.

Qui est à la manœuvre : Enedis ou EDF ?

Pour mémoire, sur 95% du territoire, c'est Enedis qui distribue l'électricité quel que soit votre fournisseur (EDF, Engie, Enercoop, Direct énergie, ENI, etc). En clair, la mise en place des nouvelles CGV par EDF ne va rien modifier à ce qui se passe sur le terrain : les sous-traitants d'Enedis tentent de vous installer le compteur Linky et, comme indiqué sur le site ( http://refus.linky.gazpar.free.fr ) vous avez diverses façons de résister et de garder votre compteur actuel.

Que faire dans l'immédiat ? RIEN !

Les nouvelles CGV d'EDF sont accompagnées d'une lettre qui, de toute évidence, a été rédigée de façon très sournoise pour intimider les clients. Elle se termine en particulier par la formule "Vous disposez de 3 mois, à compter de la réception des présentes CGV, pour résilier sans pénalités votre contrat de fourniture d'électricité".

Bien évidemment, en lisant ceci, chacun s'imagine sans électricité ou, au "mieux", obligé de payer des pénalités. Or, dans ces mêmes nouvelles CGV, il est rappelé que "le client peut résilier le contrat à tout moment sans pénalité". Normal, c'est la loi ! On voit donc que ce délai de 3 mois est purement fictif, probablement une survivance d'une époque révolue.

De toute façon, si ce délai vous inquiète, rien ne vous empêche d'attendre 3 mois avant de faire quelque chose (ou du moins 2 mois et demi !) : il est probable que, d'ici là, la situation juridique sera éclaircie.

Allez-vous vous faire couper l'électricité ? NON !

Le courrier d'EDF et de façon générale les CGV d'Enedis sont sournoisement tournées pour laisser croire que les "mauvais citoyens", à savoir ceux qui ne se soumettent pas aux nouvelles CGV et, pire, ceux qui refusent les compteurs Linky, vont se faire couper l'électricité. Or, à ce jour, il reste très compliqué (même pour EDF) de couper l'électricité, en particulier sous forme de rétorsion. Et les rarissimes cas connus ont donné lieu à des couvertures médiatiques entrainant le retour quasi immédiat du courant.

De plus, il est impensable de voir EDF et Enedis couper le courant à des dizaines ou même des centaines de milliers de clients dans trois mois ou à la fin des installations des Linky. N'oubliez pas que le premier pouvoir de nos adversaires (les dirigeants d'EDF et d'Enedis, les politiciens à leur solde, etc) vient de la PEUR qui paralyse trop de citoyens de ce pays, sans raison.

Une idée : quitter (enfin) EDF

Je viens moi-même de profiter d'un déménagement (de quelques dizaines de mètres certes, mais c'est un déménagement quand même) pour abandonner mon espoir de voir EDF redevenir un service public : c'est dans cette idée que j'étais encore client d'EDF, ce qui n'est désormais plus le cas.

Je ne ferai pas de "publicité" pour mon nouveau fournisseur, qui n'est probablement pas parfait mais, au moins, il ne prétend pas que le Linky va servir à la fumeuse "transition énergétique" et va permettre de prétendues économies d'énergie.

Peut-être que, après la purge macronienne, sera-t-il possible de reconstruire un vrai service public de l'énergie comme ce fut le cas à la Libération mais, pour le moment, il ne sert plus à rien de payer ses factures à la société anonyme EDF qui, faut il le rappeler, est aussi propriétaire d'Enedis.

Certes, comme déjà expliqué, mon distributeur reste Enedis mais, sans pour autant faire d'angélisme, il est probablement mieux d'avoir un fournisseur dont le but est de satisfaire ses clients (pour les garder) et non de leur infliger des punitions comme le fait EDF.

D'ailleurs, cela tombe bien, vous trouverez ci-joint un article du Monde d'aujourd'hui même qui fait savoir que 100 000 clients quittent EDF chaque mois !


Affaire assurément à suivre...

Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr


(*) Notons au passage que l'UFC-QC est désormais vent debout contre Linky, preuve que nous avons bien fait de la "titiller" mais aussi qu'elle tente de stopper les nombreux désabonnements générés par son soutien objectif à Linky depuis deux ans. Le procès qu'elle a lancé contre moi est toujours fixé au 15 novembre, 14h30, TGI de Paris.


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Ajout à la précédente newsletter :

À propos des CGV, un message de nos amis de l’association Robin des
Toits, qui est assez en phase avec mon propre message et qui estime même
que les CGV sont probablement injustifiées juridiquement. Je vous invite
donc à nouveau à *ne rien faire pour le moment et à attendre le point
juridique que diffusera sous peu Robin des Toits. Je le diffuserai bien
sûr sur cette liste [des abonnés à sa newsletter].

Stéphane

mardi 17 octobre 2017

Diabète T2, un état des lieux




Première partie : ce que nous dit la science ... (des années 1920) ...

Qui est diabétique ?

Un dosage de la glycémie est pratiqué en laboratoire d'analyses médicales. Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1.26 g/l à deux reprises ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

En clair, vous êtes déclaré "malade" sans que vous souffriez de quoi que ce soit, sur la présomption que ça va empirer ...

Ces critères ont-ils évolué à la baisse par  l’oms ?
Evidemment oui, en 1999  l’OMS a abaissé de 1,40 à 1.26 la glycémie à jeun.
du coup,tous les graphiques officiels partent de 1999.